Apnée du sommeil, somnolence et luminothérapie

Par: Bénédicte Wildhaber Dans: Sommeil Le: Commentaire: 0 Vues: 166

En moyenne, 12% des personnes atteintes d'apnée du sommeil souffrent de somnolence résiduelle malgré un traitement efficace de leur trouble respiratoire.

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L’apnée obstructive du sommeil touche 4% des hommes et 2% des femmes. Ce trouble respiratoire au moment du sommeil perturbe le repos en créant des micro-réveils après chaque arrêt respiratoire. Ces arrêts respiratoires causés par un relâchement des muscles de la langue et la gorge empêchent d’accéder au sommeil lent profond et le repos n’est plus réparateur. A long terme, les effets sur la santé se multiplient : somnolence diurne excessive, troubles respiratoires, hypertension artérielle, prise de poids, troubles de l’humeur et irritabilité, troubles cognitifs.

En savoir plus sur l'apnée du sommeil : Forum Médical Suisse, 2007.

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Traitements

Les deux traitements les plus fréquents des apnées obstructives du sommeil sont 1) les orthèses d’avancées mandibulaires, une prothèse qui avance la mâchoire inférieure, et 2) la pression positive continue (CPAP), qui envoie de l’air en pression continue pour assurer un passage constant à travers les voir respiratoires. Le CPAP apporte de bons résultats dès les premiers jours mais l’adhérence au traitement n’est pas toujours évidente pour le patient qui doit porter un masque et dormir très souvent sur le dos. 

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Somnolence et risque d’accidents

Malgré ces traitements efficaces, la somnolence en journée peut rester relativement importante. En moyenne, 12% des personnes traitées avec un traitement par pression positive continue (PPC) souffrent de somnolence résiduelle. Ce chiffre varie selon les études entre 4 et 34% (Rev Med Suisse, 2014). 

La somnolence en journée réduit la qualité de vie mais augmente également le risque d’accidents professionnels et accidents de la route. L’association de somnolence diurne excessive et de ronflements entraînerait ainsi 2 fois plus de risque d’accidents professionnels (Linberg et al., 2001).

Comparé à des personnes sans troubles respiratoires, les personnes atteintes d’apnée du sommeil ont 6 fois plus de risque d’avoir un accident de la route causés par la somnolence (Terán-Santos et al., 1999).

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La luminothérapie pour chasser la somnolence

La lumière a un effet stimulant important pour maintenir notre rythmes vielle-sommeil et notre état d’alerte au quotidien (Cajochen, 2007). Chaque matin, elle stimule l’horloge biologique via la rétine ce qui permet à tout notre corps de se synchroniser sur un cycle de 24h et l’alternance du jour et de la nuit. La lumière a également un effet direct sur nos fonctions cognitives et notre vigilance : s’exposer à une lumière vive pendant 20 minutes permet de stimuler plusieurs zones cérébrales et chasser la fatigue (Viola et al., 2014).

La luminothérapie est ainsi un traitement non-médicamenteux efficace de la somnolence et permet de retrouver un bon niveau de vigilance au quotidien.

Consulter les lampes de luminothérapie dans la boutique en ligne.

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Comment utiliser la luminothérapie ?

Prenez-vous le temps de déjeuner, lire vous e-mails ou boire un café au réveil ? Si oui, la luminothérapie peut facilement être associée à votre activité. Emettant une lumière vive d’au moins 2'000 lux à une distance de 30cm, la lampe de luminothérapie se place devant soi afin d’atteindre les yeux. Pendant que vous lisez, la lumière stimule la rétine et active l’horloge biologique. A l’arrivée de l’automne, il est recommandé d’effectuer une séance par jour pendant 3 semaines le matin, si possible avant 9h. Souvent, les personnes poursuivent la luminothérapie durant les mois d’hiver.

Les personnes utilisant la luminothérapie quotidiennement se sentent plus énergiques, de meilleure humeur et mieux reposés en quelques jours déjà.

Par un effet stimulant proche de la caféine, la luminothérapie permet également de chasser la somnolence quand elle se présente et augmenter ainsi les performances cognitives. Lors d’un passage à vide, il est conseillé de s’exposer 10-20 minutes à sa lampe de luminothérapie.

Consulter l’interview de la Dr Véronique Negrel, pneumologue à l'Hôpital de la Providence à Neuchâtel : « Luminothérapie, une alliée précieuse de nos nuits »

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