Danger lié à la lumière bleue : De quoi parle-t-on ?

Par: Corentin Sauthier Dans: Nouveautés Le: Commentaire: 0 Vues: 81

Ces derniers mois, plusieurs articles scientifiques, articles de presse ou reportages ont mis en évidence les risques potentiels liés à la lumière bleue. Mais qu’entend-t-on par lumière bleue ?

La Lumière bleue fait partie intégrante du spectre lumineux, et est présente dans pratiquement toutes les lumières qui nous entourent. En effet, alors que la lumière du soleil ou de la salle de bain nous apparaît blanche, elle est en réalité composée de plusieurs couleurs que l’on mesure par des nanomètres (nm) et qui ensemble lui donnent une teinte visible plus ou moins blanche.

   

Pour mieux comprendre le problème lié à la lumière bleue, trois points sont à préciser :

  

1. De quel bleu parle-t-on

Il en existe une grande déclinaison de bleu, du bleu foncé violacé proche des UV jusqu’au bleu clair turquoise proche du vert. Premier constat donc : lorsqu’on parle des dangers de la lumière bleue, il faut savoir de quel bleu il s’agit. Il est connu depuis bien longtemps que les UV, situés en dessous de 400 nm, sont nocifs pour les yeux et la peau. D’un autre côté, la lumière bleue autour de 480 nm a été identifiée comme la plus stimulante pour l’horloge biologique. Présente dans la lumière du soleil mais loin des UV, cette partie de lumière bleue permet à notre organisme tout entier d’identifier le début du jour et de se synchroniser chaque matin sur l’alternance lumière-obscurité. En certaine quantité, la lumière bleue autour de 480 nm est considérée comme sans danger pour l’œil et nécessaire pour équilibre veille-sommeil. En revanche, l’insécurité concernant les risques ophtalmologiques se trouvent entre ces deux types de bleu : entre 400 et 460 nm, les conséquences d’une surexposition à ce type de bleu ne sont pas encore bien identifiées, mais pourraient potentiellement accélérer le vieillissement de l’œil et augmenter le risque de dégénérescence de la macula.

 

2. Les LED et la lumière bleue

Pourquoi incrimine-t-on principalement les LED lorsqu’on parle de lumière bleue ? La façon la plus courante de produire des LED entraîne un déséquilibre dans le spectre lumineux du côté du bleu. En résumé, une LED est composée principalement d’un pic de bleu, autour de 430-450 nm, auquel s’ajoute d’autres couleurs pour lui donner une teinte plus ou moins blanche ou jaune. Mais le problème est établi : le pic de bleu se situe en plein dans la zone à risque mentionnée plus haut, entre 400 et 460 nm. Autrement dit, les LED par leur déséquilibre exposent notre œil à une forte concentration d’un type de bleu dont on ne connaît pas encore les effets à long terme. Conseil : pour la maison, il est conseillé d’opter pour des LED chaudes, dans lesquelles la part de bleu ne disparaît pas mais est réduite.

  

3. La surexposition

De par les grandes économies effectuées en consommation électrique, les LED sont devenues reines et équipent pratiquement tous les objets lumineux du quotidien : écrans de Smartphone, ordinateurs, télévisions, phares des voitures, lampadaires, éclairage domestique et professionnel. Sur 24h, nos yeux sont donc exposés à la lumière LED en continu. Ainsi, le phénomène de la surexposition peut augmenter le risque de conséquence néfaste sur le long terme.

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