Burnout parental : comprendre, prévenir et soulager

Aimer un enfant jusqu’à s’en épuiser, c’est tout à fait possible et peut conduire au burnout parental. Ce trouble de l’humeur touche 5% des foyers suisses et peut avoir de sérieux effets sur la santé physique du parent, du couple et des enfants. Décryptage et conseils pour prévenir l’épuisement parental afin que la vie de famille redevienne une ressource.

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Burnout parental : c’est quoi au juste ?

Être parent demande beaucoup d’attention et de ressources physiques, émotionnelles et mentales. Devenir parent entraîne également un changement drastique de sa vie d’adulte. Moins de temps pour se reposer, plusieurs casquettes à enfiler en une journée, des demandes constantes de chaque enfant, des responsabilités familiales qui s’accumulent : ces facteurs peuvent entraîner une fatigue voire un épuisement dans son rôle de parent. Le burnout parental survient lorsque le stress quotidien dépasse les ressources disponibles : en l’absence de stratégies pour « reprendre des forces », le parent tombe dans l’épuisement. 

Le burnout parental peut être évité s’il est détecté à temps. Si vous ressentez un « trop-plein » dans votre rôle de papa ou de maman, voici quelques conseils à mettre en place pour vous préserver ainsi que votre famille.

1. Reconnaître les signaux alarmants

Les personnes touchées sont fréquemment les parents s’étant épuisés à vouloir « trop bien faire ». Quelques signaux permettent d’identifier cette fatigue avant d’en arriver au burnout parental :

  • Une sensation d’épuisement en tant que parent, physiquement, psychiquement ou émotionnellement. Les forces manquent pour accomplir vos tâches de parent.
  • Une diminution progressive du plaisir retiré en famille : les moments avec les enfants ne génèrent plus de plaisir, ne sont plus une ressource.
  • Une distance progressive avec ses enfants : moins d’attention est portée à l’enfant, à ses demandes, ses activités, ses paroles. L’esprit du parent est ailleurs.
  • Un sentiment de culpabilité : conscient de ne plus être le père aimant ou la mère aimante qu’il était, le parent culpabilise de sa mauvaise gestion affective avec son ou ses enfants. 

Pour en savoir plus sur les caractéristiques du burnout parental, consultez les références utiles en fin d’article. Sur le site burnoutparental.com, créées par des chercheuses de l’Université de Louvain (Belgique) vous pouvez également vous tester pour savoir si vous êtes en situation de burnout parental.

2. Demander de l’aide (ou l’accepter)

Un proverbe africain dit « il faut tout un village pour élever un enfant ». Demander de l’aide dans l’éducation des enfants apporte de multiples bienfaits. Un réseau rassurant se met en place autour de la famille. Parler participe à accepter ce qui vous arrive en tant que parent, première étape indispensable pour se remettre sur pied.  Parler permet aussi d’extérioriser le « trop-plein » qui s’accumule en soi, et réduit déjà le sentiment de surcharge physique, mentale ou émotionnelle. Solliciter un proche peut se faire très simplement en commençant par lui déposer ses enfants une heure pour se reposer. En cas d’inquiétude sur votre état de santé, votre médecin saura vous écouter et vous aiguiller vers des solutions thérapeutiques efficaces. 

3. Identifier les sources de stress

Lorsque la fatigue s’accumule, il devient difficile de prendre du recul et chaque tâche paraît être une montagne. Marquer une pause pour identifier les sources de stress permet de prioriser, et de remettre à plus tard ce qui surcharge le mental mais n’est finalement pas urgent. Quelques petites astuces peuvent soulager grandement : si les devoirs sont une source de stress, pourquoi ne pas prendre temporairement un étudiant ou une personne retraitée pour vous décharger de cette tâche après l’école. Si préparer le souper devient difficile, pourquoi ne pas se fixer qu’un soir par semaine, le repas est livré à la maison ou apporté par un proche. 

4. Déculpabiliser

Tout parent aussi organisé soit-il connaît des passages de grande fatigue, et l’envie d’avoir plus de temps pour soi. Ce sentiment naturel ne doit pas s’accompagner de culpabilité. Vouloir faire de son mieux ne signifie pas « devoir faire parfaitement ». Espérer plus de temps pour soi ou ne pas trouver autant de plaisir qu’imaginé dans les activités des enfants sont des pensées tout à fait acceptables et traversent l’esprit de bien plus de parents que ce qu’on imagine. Culpabiliser ne fait qu’augmenter les tensions internes, et cultive l’idée virtuelle d’un parent parfait auquel on a de la peine à ressembler. « Le mieux est l’ennemi du bien » : dans la famille, être un bon parent avec ses capacités est déjà bien suffisant, nul besoin de se mettre la barre toujours plus haut.

5. Reprendre soin de soi

Recharger sa batterie est crucial pour sortir de l’épuisement. En état de burnout, le corps et l’esprit mettent un frein clair à toute autre tentative de contourner le problème : prendre du repos physique et mental est le seul moyen de retrouver ses forces.

« Un parent, c’est comme la pile d’un jouet. Il a beau être superpuissant, s’il ne peut pas se recharger, il finit par ne plus fonctionner ». 

Dans notre article « Parent stressé : conseils et outils naturels pour prévenir le burnout », vous trouvez plusieurs astuces simples pour reprendre soin de vous. 

Références utiles

Pour en savoir plus sur le burnout parental, voici quelques liens bien documentés pour vous orienter en tant que parent, proche ou professionnel.

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